La Commission Européenne a déclaré que l’App Store d’Apple enfreint toujours le Règlement sur les Marchés Numériques (DMA). La société a 30 jours pour se conformer aux exigences, sous peine de sanctions. Cette situation soulève des questions cruciales sur la concurrence et l’innovation dans le secteur numérique.
L’App Store d’Apple en violation de la DMA : un ultimatum de 30 jours
La Commission européenne a officiellement rendu son jugement concernant les pratiques de l’App Store d’Apple dans l’Union européenne. Le message est clair : les nouvelles conditions d’Apple, censées être conformes à la DMA (Digital Markets Act), ne le sont toujours pas.
Réparez ou payez
Après une amende initiale de 500 millions d’euros en avril, la Commission européenne donne désormais à Apple 30 jours pour aligner entièrement ses règles de l’App Store avec la DMA. En cas de non-conformité, l’UE menace de commencer à imposer des « paiements de pénalité périodiques » jusqu’à ce qu’Apple se conforme.
« Compte tenu de la gravité de la non-conformité d’Apple avec l’article 5(4) du règlement (UE) 2022/1925, tel qu’établi dans cette décision, et considérant que la non-conformité a été jugée en cours, la Commission conclut qu’il est nécessaire d’imposer des paiements de pénalité périodiques en vertu de l’article 31(1), point (h), du règlement (UE) 2022/1925 si Apple ne met pas en œuvre des mesures pour mettre fin à l’infraction dans les 60 jours suivant la notification de cette décision. »
Restrictions Anti-Dirigeantes
Au cœur de ce problème se trouve l’approche d’Apple concernant les restrictions anti-dirigeantes, qui empêchent les développeurs d’applications d’informer les utilisateurs qu’ils peuvent payer pour des services en dehors de l’environnement de l’App Store. Selon la DMA, des acteurs comme Apple doivent permettre aux développeurs d’informer les utilisateurs sur les options de paiement alternatives, de promouvoir ces options dans leurs applications, et de réaliser les transactions sans frais.
Apple a effectué des changements plus tôt cette année, mais selon le nouveau jugement, ces modifications ne répondent pas aux exigences.
Arguments non convaincants
La Commission a évalué les termes originaux de l’App Store d’Apple, ses nouvelles conditions commerciales introduites en mars, ainsi qu’une version distincte pour les applications de streaming musical. Dans tous les cas, la Commission a constaté qu’Apple n’était toujours pas conforme :
« Il ressort de ce qui précède qu’Apple n’a pas avancé d’arguments convaincants remettant en question la gravité de la non-conformité. »
Avec les nouvelles règles proposées par Apple, les développeurs peuvent inclure un lien externe par application vers leur propre site web. Cependant, ils doivent utiliser le format d’Apple, ne peuvent pas inclure de données utilisateur préremplies dans l’URL, et doivent afficher un avertissement avant que le lien ne s’ouvre réellement. De plus, Apple prélève une commission de 27 % sur ces achats, contre 30 % pour les achats in-app.
Interprétation rejetée
Apple a soutenu que la DMA ne l’oblige pas à « techniquement permettre » ou « faciliter » l’action de diriger, mais simplement à « autoriser » cette action. La Commission a rejeté cette interprétation, affirmant que les restrictions, frais et limitations techniques d’Apple « sapent l’efficacité » de la loi.
Pour une compréhension plus approfondie de la DMA, vous pouvez consulter ce lien.
Quels sont les nouveaux délais imposés à Apple par la Commission européenne ?
La Commission européenne a donné à Apple 30 jours pour aligner ses règles de l’App Store avec le Digital Markets Act (DMA). Si Apple ne se conforme pas, des « paiements de pénalité périodiques » seront imposés.
Quels sont les arguments de la Commission concernant la non-conformité d’Apple ?
La Commission a conclu qu’Apple n’a pas présenté d’arguments convaincants remettant en question la gravité de la non-conformité. Les changements apportés par Apple ne répondent pas aux exigences du DMA.
Quelles restrictions Apple impose-t-il aux développeurs d’applications ?
Apple impose des restrictions anti-steering, empêchant les développeurs d’informer les utilisateurs sur les options de paiement en dehors de l’App Store. Les développeurs ne peuvent inclure qu’un seul lien externe par application, soumis à des conditions strictes.
Quel est le taux de commission qu’Apple prélève sur les achats externes ?
Apple prélève une commission de 27 % sur les achats réalisés via les liens externes dans les applications, contre 30 % pour les achats intégrés dans l’App Store.
