Apple a été condamné à verser 502 millions de dollars à Optis, un « patent troll », malgré des menaces de quitter le marché britannique. Cette décision soulève des questions cruciales sur la protection des innovations et l’impact des litiges sur les géants technologiques dans un environnement concurrentiel.

Apple a été condamnée à payer 502 millions de dollars à Optis pour l’utilisation de brevets essentiels à des normes 4G dans ses iPhones et iPads cellulaires.
Le tribunal a statué en faveur de l’entité de brevet, malgré une tentative peu convaincante de l’avocat d’Apple de faire valoir que la société pourrait retirer l’iPhone de la vente au Royaume-Uni si elle était contrainte de payer.
Optis est ce que l’on appelle poliment une « entité d’assertion de brevet », ou plus directement un « troll de brevets ». Ces entreprises n’inventent rien mais achètent des brevets dans le but spécifique de porter plainte contre des entreprises qu’elles accusent de les enfreindre.
Dans ce cas précis, Optis a acquis plusieurs brevets dits essentiels aux normes, ce qui signifie qu’il est impossible de fabriquer un dispositif LTE sans incorporer la technologie brevetée.
Cela implique que les licences doivent être vendues selon des conditions FRAND : Justes, Raisonnables et Non Discriminatoires. Toutefois, le problème réside dans le fait qu’il n’existe pas de définition légale de ce que signifie FRAND, entraînant des batailles judiciaires lorsque le titulaire d’un brevet considère que ses conditions sont FRAND et qu’un licencié ne le pense pas.
Optis a remporté un procès contre Apple aux États-Unis (bien que le montant attribué ait été par la suite réduit) et au Royaume-Uni. Cependant, Optis a fait valoir que la somme de 56 millions de dollars accordée au Royaume-Uni n’était pas suffisante et que la redevance devrait être basée sur une utilisation mondiale, et non uniquement sur celle des produits au Royaume-Uni.
La position d’Apple est qu’elle devrait effectivement pouvoir réfléchir aux conditions et décider s’il est commercialement juste de les accepter ou de quitter le marché britannique. Il peut y avoir des conditions fixées par le tribunal qui sont tout simplement inacceptables commercialement.
Malheureusement pour Apple, le juge n’a pas pris cela plus au sérieux que moi, et Reuters rapporte que le tribunal a accepté l’argument d’Optis et a ordonné un paiement de 502 millions de dollars pour une licence mondiale.
La Cour d’appel a déclaré dans un jugement partiellement caviardé qu’Apple devait verser un montant forfaitaire de 502 millions de dollars, hors intérêts, pour la période de 2013 à 2027. Ce montant forfaitaire concerne une licence mondiale pour utiliser les brevets d’Optis […]
Un porte-parole d’Apple a déclaré qu’ils étaient « déçus par cette décision et qu’ils prévoient de faire appel ».
Analyse de 9to5Mac
Aussi odieux que soit le modèle commercial d’Optis, il était inévitable qu’Apple doive payer un montant proche de celui-ci, que ce soit accordé dans des pays individuels ou en masse. Le troll possède effectivement les brevets pour des technologies qu’Apple doit utiliser.
Il est urgent d’effectuer une réforme mondiale des brevets afin de :
- Empêcher les entreprises de revendiquer des brevets pour des « inventions » évidentes ou trop larges.
- Fournir des orientations juridiquement contraignantes sur ce que signifient les conditions FRAND.
- Interdire la pratique d’achat de brevets dans le but spécifique de poursuivre des entreprises pour leur utilisation.
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Photo par Conny Schneider sur Unsplash
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Qu’est-ce qu’Optis ?
Optis est ce que l’on appelle poliment une entité d’assertion de brevets, ou moins poliment un troll de brevets. Ces entreprises n’inventent rien mais achètent des brevets dans le but spécifique de porter plainte contre des entreprises qu’elles allèguent enfreindre ces brevets.
Quel est le montant que doit payer Apple à Optis ?
Apple a été condamné à payer 502 millions de dollars à Optis pour l’utilisation de brevets essentiels aux normes 4G dans les iPhones et les iPads cellulaires.
Pourquoi la question des termes FRAND est-elle problématique ?
Les licences devraient être vendues selon des termes FRAND : Justes, Raisonnables et Non Discriminatoires. Le problème est qu’il n’y a pas de définition légale de ce que signifie FRAND, ce qui entraîne des combats juridiques lorsque le propriétaire d’un brevet considère ses conditions comme FRAND et qu’un licencié ne le fait pas.
Quel est le point de vue d’Apple sur cette décision ?
Un porte-parole d’Apple a déclaré qu’ils étaient « déçus par cette décision et prévoient de faire appel ». Ils estiment qu’ils devraient pouvoir réfléchir aux conditions et décider s’il est commercialement acceptable de les accepter ou de quitter le marché britannique.
